Conseil
Créer le site internet d’un restaurant : guide complet
Site internet de restaurant : carte, réservation, SEO local et photos. Les arbitrages concrets, et les erreurs qui coûtent des couverts.
Un client qui cherche votre restaurant a trois questions en tête, dans cet ordre : qu’est-ce qu’on y mange, c’est ouvert quand, et comment je réserve. Il se les pose souvent sur son téléphone, dans la rue, à quinze minutes du service. Si votre site met huit secondes à charger une carte en PDF illisible sur mobile, il est déjà chez le concurrent d’en face.
C’est tout le problème du site de restaurant : ce n’est pas une vitrine décorative, c’est un outil de conversion qui doit répondre à trois besoins en moins de dix secondes. Voici comment le construire.
Ce qui doit être visible sans scroller
Sur mobile, l’écran d’accueil doit contenir quatre éléments, et rien d’autre : le nom et le type de cuisine, les horaires du jour, un bouton de réservation, un bouton d’appel. Tout le reste — l’histoire du chef, la photo de la salle vide, le carrousel plein écran — passe après.
Le bouton d’appel mérite une attention particulière. Un lien tel: déclenche l’appel en un tap. Beaucoup de sites affichent le numéro en texte brut, ou pire, dans une image : le client doit alors le recopier à la main. Sur un service du soir, ce sont des réservations perdues.
La carte : jamais en PDF
C’est l’erreur la plus répandue et la plus coûteuse. Un menu en PDF pose quatre problèmes d’un coup : il pèse souvent plusieurs mégaoctets, il s’affiche mal sur mobile, il n’est pas correctement indexé par Google, et il est impossible à mettre à jour rapidement.
La carte doit être en HTML, structurée par catégories, avec les prix à jour. L’avantage dépasse le confort de lecture : un menu en texte permet à Google de comprendre ce que vous servez. Quand quelqu’un cherche « couscous maison à Lyon », vos plats deviennent des mots-clés. Un PDF, lui, ne rankera jamais sur ces requêtes.
Ajoutez-y des données structurées Schema.org de type Menu et Restaurant : Google peut alors afficher votre gamme de prix, votre type de cuisine et vos horaires directement dans les résultats de recherche.
Réservation : intégrer ou déléguer
Trois options, avec des conséquences économiques très différentes.
- Un module de réservation intégré au site. Vous gardez la main sur les données clients et vous ne payez aucune commission. Il faut en revanche gérer les créneaux, les confirmations et les no-shows.
- Une plateforme tierce (TheFork, Zenchef, Guestonline). Le confort d’un outil rodé, mais une commission par couvert et des clients qui appartiennent en partie à la plateforme.
- Un formulaire simple avec confirmation manuelle. Sous-estimé, et parfaitement viable pour un établissement de moins de quarante couverts.
Le bon arbitrage dépend de votre volume. En dessous de trente réservations par jour, un formulaire bien conçu et un email de confirmation automatique suffisent largement. Au-delà, l’automatisation devient rentable.
Le référencement local, plus rentable que le site lui-même
Pour un restaurant, la fiche Google Business Profile génère souvent plus de trafic que le site. Elle doit être remplie intégralement : horaires exacts (y compris les fermetures exceptionnelles), photos récentes, menu lié, attributs (terrasse, accessibilité, végétarien).
Le site vient renforcer cette présence. Il doit contenir votre adresse en texte, un balisage LocalBusiness, et si possible une page par service ou par spécialité. Un restaurant qui fait aussi du traiteur a intérêt à séparer les deux : ce sont deux intentions de recherche distinctes.
Si vous êtes en zone dense, la concurrence locale se joue à la marge. Un site rapide, avec des avis affichés et un menu indexé, passe devant un concurrent qui n’a qu’une page Facebook. C’est exactement le terrain sur lequel nous intervenons en création de site internet à Lyon comme dans les autres grandes villes.
Les photos : le poste où tout se joue
Les photos font vendre, mais elles plombent les performances si personne ne les traite. Une photo de plat sortie d’un reflex pèse 6 Mo. Sur une page qui en affiche douze, vous demandez à votre client de télécharger 72 Mo pour voir une carte.
Le traitement minimal : redimensionner à la taille réellement affichée, convertir en WebP, activer le chargement différé sur tout ce qui est sous la ligne de flottaison. Une photo bien traitée passe de 6 Mo à 120 Ko sans différence visible à l’œil. C’est la différence entre un site qui charge en une seconde et un site qu’on abandonne.
Un conseil moins technique : mieux vaut huit photos excellentes que quarante moyennes. Les photos de plats prises au téléphone sous néon font plus de mal que pas de photo du tout.
Ce qu’il faut prévoir comme budget
Un site de restaurant reste un projet léger : quelques pages, une carte, un module de réservation, du SEO local. C’est le format type du site vitrine professionnel, avec une exigence supplémentaire sur la vitesse mobile.
Les écarts de prix du marché s’expliquent surtout par le sur-mesure du design et par la présence ou non d’un module de réservation propriétaire. Nous publions nos ordres de grandeur sur la page tarif de création de site internet, et le détail des postes est décomposé dans notre guide complet des prix de création de site internet.
Un poste qu’on oublie systématiquement : la mise à jour de la carte. Si changer un prix exige d’appeler votre prestataire, vous ne le ferez pas, et votre carte en ligne sera fausse dans trois mois. Exigez une interface d’édition simple, ou prévoyez un forfait de maintenance.
Les erreurs qui coûtent des couverts
- Une musique qui démarre toute seule. Le client est en salle d’attente, au bureau, dans le métro. Il ferme l’onglet.
- Les horaires uniquement sur Facebook. Une information critique ne doit pas dépendre d’une plateforme tierce.
- Une animation d’entrée. Trois secondes perdues avant d’accéder à l’information, sur chaque visite.
- Pas d’adresse en texte. Une adresse dans une image n’est ni copiable, ni indexable, ni cliquable vers un GPS.
- Un site non mis à jour depuis deux ans. Une carte périmée détruit plus de confiance qu’une absence de site.
FAQ
Faut-il un site si j’ai déjà une fiche Google et un compte Instagram ?
Oui, pour deux raisons. Vous ne contrôlez ni l’un ni l’autre : un changement d’algorithme ou une suspension de compte, et votre présence disparaît. Et surtout, ni Google Business Profile ni Instagram ne permettent d’afficher une carte complète et indexable. Le site est la seule base que vous possédez vraiment.
Combien de pages pour un restaurant ?
Cinq suffisent dans l’immense majorité des cas : accueil, carte, réservation, contact et accès, mentions légales. Ajoutez une page dédiée si vous avez une activité distincte — traiteur, privatisation, brunch. Chaque page supplémentaire doit correspondre à une recherche réelle, sinon elle dilue votre référencement.
Mon site doit-il gérer la commande en ligne ?
Seulement si vous faites déjà de la vente à emporter en volume. Une brique de commande transforme un site vitrine en boutique, avec paiement, gestion des créneaux et suivi des commandes — c’est un projet nettement plus lourd. Commencez par le site vitrine et le click and collect par téléphone ; ajoutez la commande en ligne quand le volume la justifie.
Si vous voulez qu’on regarde votre cas précis, notre équipe de création de site internet à Paris travaille régulièrement avec des restaurateurs, et la méthode générale est détaillée dans notre article sur comment faire un site vitrine professionnel étape par étape.
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